Job sur son tas de fumier : Gonzalo Carrasco
Article mis en ligne le 25 mars 2018
dernière modification le 1er mai 2018

par Luc
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Job sur son tas de fumier

Cette représentation de Job du 19° siècle (1881) nous vient du Mexique. Elle se trouve au musée d’art national de Mexico. L’artiste qui a réalisé cette oeuvre, Gonzalo Carrasco (1859-1936), est né dans une famille catholique traditionnelle à Otumba, une petite ville de l’État du centre-sud du Mexique. Après avoir désiré entrer au séminaire pour devenir prêtre, il s’est lancé dans la peinture et son oeuvre est marquée par les thèmes bibliques. Cette composition représentant Job, assez exceptionnelle, a reçu le premier prix à l’Exposition de l’Académie San Carlos en 1881.

Lorsque la question de réaliser ce site s’est posée, il fallait trouver une ambiance, quelques images clefs. Internet propose de nombreuses représentations iconographiques de Job plus ou moins réussies. Celle-ci est sans doute l’une des plus intenses qu’il m’ait été donné de voir.

Job est représenté a moitié nu, les mains levées et les yeux tournés vers le ciel. Carrasco joue avec la lumière dans l’unique but de mettre en valeur le visage de Job. Cette lumière intense frappe son visage et son corps et l’irradie totalement alors que le ciel en arrière plan est sombre et orageux. Le regard de Job, son visage, ses mains sont totalement tendus vers le ciel laissant entendre l’intensité de la prière qui tisse un fil entre la souffrance, le désespoir, le dénuement, la saleté du mur et du sol et le ciel qui semble s’ouvrir à lui. Le faisceau de lumière, tel un projecteur, reste pâle, transparent, on ne le perçoit vraiment que par le reflet de lumière qu’il produit sur la chair de Job. Une couleur or enveloppe son corps fragile dont on ressent qu’elle le réchauffe alors qu’il est nu.
Job ici semble ailleurs, les yeux presque révulsés, il est dans un dialogue intime avec Celui en qui il croit et ne soucie pas de ceux qui le voient. Il est entre la mort et la vie. Celui qui regarde voit que la vie semble l’emporter.

Voilà une belle mise en scène pour l’aventure à laquelle nous sommes invités avec la lecture du libre de Job.


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